[Casablanca 2020] Episode 1 : La revanche de la ville blanche

janvier 9, 2009

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Le soleil se lève sur Casablanca, grande métropole d’afrique. Avec ses 10 millions d’habitants, la ville blanche a tout pour séduire :

- Un réseau de transport pluriel: Tramway, bus, trains rapides,… – Des zones industrielles restructurées et des zones offshores équipées,
- Des espaces verts, des terrains de jeux et des rues piétonnes,
- Des monuments restaurés, des complexes touristiques,
- Un urbanisme des plus soignés pour le plus grand bonheur des casablancais et leurs visiteurs de plus en plus nombreux.

Amine se réveille par ce matin d’hiver, rien à faire il faut se lever.
Il prend son petit déjeuner dans le tramway direction Sidi Maarouf.
Le jeune homme travaille dans un centre de recherche et développement dans le domaine de la Domotique. Il y fait de la créactivité : Mix entre création et activité. Ce métier des temps modernes consiste à intégrer la créativité dans son activité de tous les jours. Fini le temps où les gens avaient peur de cette aptitude créative. En tant que chasseur d’idées et de tendances, Amine se doit
d’être curieux, inventif et proactif de peur de ne pas être productif.
Son équipe travaille sur un nouveau concept : la maison de “bridenstone”.
Pratique et hautement écologique, cette maison de demain représente tous les avantages et les bénéfices offert par les nouvelles technologies et l’art de vivre contemporain sans oublier de remarquables anticipations. Amine s’attelle sur le côté écologique de la maison : Plaques solaires, gestion de déchets, limitation d’émissions atmosphériques et sonores, etc. Rien ne lui échappe.
Amine le créactiviste n’a vu le temps passer pendant une journée pourtant longue et riche en réflexion. Il a parfois tendance à penser que cela est du à sa motivation. Cette dernière provient à la fois des efforts de ses employeurs mais surtout des siens pour apprendre à aimer ce qu’il fait.
Le voici quittant le travail à 17h direction Maarif où il a rendez-vous avec son ami de toujours Karim. Amine grimpe dans le tram, prend place, sort son SmartPhone et commence à envoyer des tweets à ses amis le temps d’un paisible trajet urbain…

Yasser Monkachi
09.01.09

Une fois qu’on a goûté au futur on ne peut pas revenir en arrière. [Paul Auster]

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Vous avez lu le premier épisode ?
Passez le quiz, musclez votre mémoire !
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A la une : Vers une efficacité collaborative ?

décembre 31, 2008

wallonie-2020-2-graph-1En ces temps mondialement rugueux et vraissemblablement difficiles, la seule représentation de la carte du monde ne suffit plus pour aller de l’avant. Seuls les détenteurs d’un esprit pluriel et d’équipes transculturels sauront faire face à la crise et ses répercussions, à la numérisation croissante des échanges sur une échelle planétaire et bien au-delà… 

 

La motivation avant tout :
Quand j’interagis avec ma collègue Veronica Forsman, force est de constater que la motivation devient un facteur à considérer en priorité. Et ce qu’elle appelle motivation n’est ni besoin ni désir mais une énergie qui nous fait faire et qui nous pousse à agir. Cette énergie intérieure se manifeste à l’extérieur sous forme de comportement et de communication.
Une étude faite récemment sur la démotivation montre jusqu’à quel point cette dernière avait été coûteuse pour certaines organisations. La motivation est ancrée en chacun de nous, il suffit de la canaliser individuellement et collectivement vers un objectif désiré. 

La capacité collective absorbe les talents individuels :
La capacité est un niveau logique qui se manifeste par l’expression « nous pouvons ».
Le dire est parfois facile mais le faire se situe au niveau logique supérieur : l’action. Si la capacité est question de pouvoir, l’acte est question de moyens et de savoirs : voir, dire, faire et même… rire. Le talent individuel se dissipe petit à petit au profit d’architecture collaboratives en équipe, en groupe ou en réseau. Ces formes collectives permettent déjà des niveaux de créativité très acceptables mais faut-il encore qu’elles soit modérées, managées et même coachées !

La créativité, entre le pour et le contre :
Beaucoup sont pour la créativité mais plusieurs sont contre cette attitude.
Théoriquement, la créativité permet d’apporter des idées de création, de solution et d’innovation. Sur le terrain, elle est souvent mise à mal par des délais très court pour enfin déduire que seules les solutions de bon sens sont salvatrices. La créativité pourrait trouver dans la capacité collective, dans le jeu et dans le réseau des espaces insoupçonnés. 

Vers une efficacité collaborative ?
A l’instant où vous lisez ces lignes, de nombreux réseaux et sous réseaux sociaux sont en train de se créer et de se construire, d’autres ont déjà livré leurs résultats. La toile, pour ne pas dire la matrice, permet justement d’atteindre des niveaux d’efficacité jusqu’alors impossibles sur l’espace médiatique : un niveau d’interactivité élevé entre les membres des différentes communauté 2.0 : google groups, yahoo groups, facebook, myspace, flickr …

Les Plus : +++
Un accès très rapide à l’information, 
Une analyse plus rapide et plus éclectique,
Un espace collaboratif volontaire,
Evaluation rapide de l’impact.

Les moins : – - -
Perte en qualité au profit de l’efficacité
Accoutumance à certaines applications
Attention aux fautes d’orthographe !

Yasser Monkachi –Déc 2008–


La capacité collective

décembre 10, 2008
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Issue de l’intelligence collective, la capacité collective réunit plusieurs capacités individuelles. Elle obéit, entre autres, au principe de synergie (1+1=3) et au principe systémique du tout est supérieur à la somme des parties.

 

La capacité collective se verbalise par le « nous pouvons » qui est l’expression d’une capacité collective à faire, à créer et à réaliser. Cette expression est différente du « on peut » souvent irresponsable et du     « je peux » souvent égocentrique. Cette volonté de tout faire tout seul et à la perfection est un driver bien connu en Process com’. La capacité individuelle voit de plus en plus son age d’or décliner au profit d’une capacité collective florissante.

 Ainsi la pyramide de Maslow vire au 2.0, les réseaux sociaux sont en effervescence, les apports individuels sont absorbés par des architectures nodales. La complexité de cette toile est saisissante à plusieurs titres :

- Les besoins changent ;
- Les tendances changent ;
- Les technologies changent ;
- Les processus changent ; etc.

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Et tout évolue avec une vitesse vertigineuse. Cette évolution rend les outputs incontrôlables avec le mode de pensée qui a crée les inputs. Ceci rend le recours à une capacité collective indispensable et ce, pour plusieurs raisons :

- Elle permet de faire face collectivement  à ces changements qui s’accélèrent : « Nous pouvons » fait mieux que « On peut » ou « Je peux ».

- Elle permet de mobiliser des aptitudes aux potentiels divers pour créer une alchimie collective.

- Elle permet de pallier l’indispensabilité, l’irresponsabilité et le narcissisme excessif qui relèvent le plus souvent des fantasmes individuels et collectifs.

La prise de conscience et le Management de la capacité collective peuvent être des pistes de réflexion intéressantes pour les équipes, les organisations et les réseaux, constitués ou à venir.

Yasser Monkachi
10 décembre 2008

Plus d’analyse sur : http://www.capacitecollective.wordpress.com


Regard critique sur l’empathie

novembre 16, 2008

Une confusion largement diffusée consiste à dire que l’empathie est « la capacité à se mettre à la place de l’autre ». Elle est formulée par l’expression « mets-toi à ma place ». A mon avis, l’empathie est une notion complexe qui va au-delà d’une simple prise de position dans une relation.

Une meilleure définition serait :
L’empathie est l’aptitude, dans un contexte donné, à repérer les émotions chez l’autre, à les nommer et à les ressentir : sentir les émotions de l’autre comme il les sent, les nommer comme il les nomme et les expliquer comme il se les explique ; tout en gardant à l’esprit qu’il s’agit bien de ses propres sentiments et de ses propres expériences.

Assimiler l’empathie à l’expression « mets-toi à ma place », risque de nous induire à nous identifier à l’autre, ce qui n’est pas sans risque pour notre équilibre.

C’est dans ce sens, que se trouve l’une des différences entre les deux notions de sympathie et d’empathie :
- la sympathie peut être définie comme étant une attitude spontanée où l’on éprouve de la « souffrance » avec l’autre.
- L’empathie est plutôt une attitude distanciée basée sur l’envie et le plaisir d’essayer de comprendre le comportement de l’autre.

Pouvoir identifier et nommer les émotions de l’autre (à un moment donné) est un exercice à la fois linguistique et psychologique. Il dépend, entre autres, de notre répertoire émotionnel, de notre éducation affective et de notre vécu d’une situation ressemblante.

La capacité à être empathique est un apprentissage de tous les jours .il s’acquiert en recourant à des moyens tels que l’écoute active, le décodage des expressions faciales ou encore l’analyse plastique des postures et des gestes.

Je peux conclure en disant que « si, parfois, l’indifférence tue et la compassion fragilise, l’empathie est un équilibre intelligent entre ces deux sentiments extrêmes. »

Mohammed Chbani


El Berrah (Crieur Public) : un relais de transmission orale

novembre 16, 2008
 Avant qu’il ne tombe dans les oubliettes de l’histoire, retour sur un média de communication humain et ancestral : un métier à part entière qui a servi de relais de transmission orale pendant des siècles.

Le passage d’une société de l’oral à une société de l’écrit puis à une société de l’image s’est fait en transitions complexes et diverses. En effet, chaque culture et chaque région du monde a vécu et vit ces transitions à son rythme.

Si le métier de Berrah (Crieur Public) relève du patrimoine en occident, il reste encore en vigueur dans d’autres régions où l’analphabétisme sévit toujours.
Je pense ici à l’Afrique où le métier a évolué vers le mégaphone transporté en voiture.
 

Le Berrah a des origines antiques car depuis la nuit des temps, l’homme a inventé des médias pour transmettre l’information. Dans la culture Arabe, le Berrah annonçait surtout les bonnes nouvelles        (Khbar Al Khir) même quand le sujet n’était pas si agréable que ça.

Se servant de Tambour, clochette, trompette,… le Berrah se déplaçait dans les places et les marchés, annoncait sa présence et récitait son texte à haute voix. Ce même texte était raconté de bouche à oreille (Téléphone Arabe) mais le message était souvent victime de quelques distorsions. Cette tendance à déformer un message en le relayant à une autre personne n’est toutefois pas propre qu’aux arabes mais à tous les humains.
Ainsi, « 15 souliers d’or » peuvent devenir 20, 30 ou 100, ou encore 10, 5 ou aucun selon la personne qui retransmet le message.

La transmission orale est aussi représentée au Maroc sur la place « Djemaa el fna» à Marrakech, déclarée patrimoine international par l’Unesco. Cette fameuse place, accueille depuis des siècles des conteurs, des acrobates, des charmeurs de serpents, des voyantes,… qui transmettent des messages oraux à la foule.

Passant par cette place en 1953, Elias Canetti écrit le texte suivant :
“Au crépuscule je me rendis à la grande place au centre de la ville et ce que je cherchait n’était ni son pittoresque, ni son agitation que je connaissais déjà bien. J’étais à la recherche d’un amas brun sur le sol, qui n’avait même pas de voix et qui n’émettait qu’un seul son. Un profond, un interminable murmure « ä ä ä ä » qui ne diminuait pas, ni ne grandissait, mais jamais ne s’arrêtait et derrière les milliers d’appels et de cris de la place, on pouvait toujours le percevoir. C’était le son invariable de la place Djemaa el fna qui restait le même au cours de tout un soir, et de soir en soir…”

Le Berrah, le conteur, le charmeur, l’acrobate, le funambule… sont des personnages qui ont jalonné notre histoire par leurs rôles importants, par leurs transmissions et par leurs spectacles. Qu’aurait été notre vie et notre mémoire sans eux ?
Le boom des mass et des nouveaux médias de communication ne doit en aucun cas nous faire oublier ces moyens de transmission faisant partie de notre patrimoine universel.

Yasser Monkachi
15/11/2008


Aimez-le Coaching, le Coaching vous aimera !

novembre 16, 2008

Aimer le Coaching revient, tout d’abord, à faire confiance à notre propre ressenti et à avoir des qualités de discernement et d’apprentissage positif.

Un coach, au vrai sens du terme, est supposé avoir, entre autres, les qualités humaines suivantes :
Compétence – honnêteté – non manipulation – générosité en matière de sentiments – respect des règles morales- amour de la transmission pour soi et pour les autres.

Certes, le Coaching est un mot accrocheur, mais il est toujours prudent de prendre du recul par rapport l’effet de mode ou la fascination pour l’inconnu.

Il reste, cependant, une discipline mal connue au Maroc, et mal partagée également !

Du plaisir à apprendre et à échanger, à se questionner sur soi et sur les autres, avec joie et bonne foi, telle est, à mon avis, la ligne prometteuse pour un coaching citoyen pour le Maroc de demain.

Mohammed Chbani


Communiquer ou Dialoguer ?

novembre 16, 2008

Socrate fait du dialogue la méthode de la philosophie. De nos jours, on ne parle que de la nouvelle révolution liée à la communication. Faire la différence entre ces deux notions requiert une petite gymnastique d’esprit que je vais tenter ici.


La communication est la transmission d’une information d’un émetteur à un récepteur.
Dans un acte de communication, on est soit émetteur d’un message soit récepteur.
Le dialogue est un échange d’information pendant lequel les auteurs de l’action (ceux qui dialoguent) deviennent tantôt émetteurs, tantôt récepteurs.
Exemple : parler à une foule via un haut-parleur est un acte de communication et non de dialogue.

Voici quelques points de différence entre les deux mots:

- La communication dépasse le champ des rapports humains pour toucher les autres êtres vivants et les machines.
Le dialogue, en revanche, restreint la communication au langage humain.
Exemple : on peut communiquer avec les dauphins, mais on ne peut pas dialoguer avec eux.

- Dans un acte de communication, on n’exige pas du récepteur du message de l’écoute et de la compréhension : un émetteur produit un message sans qu’il y ait nécessairement une réponse de la part du récepteur.
Un acte de dialogue nécessite, quant à lui, de l’écoute, du respect pour l’autre et de la compréhension de son système de valeurs : c’est un parler-ensemble.
Autrement, dans la communication, c’est le contenu de l’information qui prime ; dans le dialogue, c’est le sens donné à ce contenu qui importe
Exemple : on parle de dialogue social ou de dialogue entre les civilisations, mais on n’imaginerait pas une expression du genre : « encourager la communication entre les civilisations ».

- La communication et le dialogue n’ont pas la même finalité :
La communication est liée à des notions comme le besoin, le plaisir ou l’intérêt : besoin de sociabilité, plaisir du contact avec l’autre…
Le dialogue a un rapport avec des considérations éthiques et spirituelles du fait qu’il vise l’accord des esprits : organiser le vivre ensemble, s’ouvrir à l’autre.

Pour conclure, on peut dire que la communication est une condition nécessaire mais non suffisante pour dialoguer.

Alors confions-nous aux vertus du dialogue.
Dialoguons au lieu de simplement communiquer !

Par Mohammed Chbani


Le mien est meilleur que le tien ! (Jeu psychologique célèbre)

novembre 16, 2008

Révélé par Eric Berne, père de l’analyse transactionnelle (AT), dans « Des jeux et des hommes », ce jeu est très répandu dans nos comportements et nos rapports de tous les jours. Qui ne voudrait pas être le meilleur ? Qui ne se compare pas aux autres ne serait-ce que de temps à autre ? Ces questions nous mènent directement à des jeux souvent inconscients.


Un jeu psychologique est une série de transactions complémentaires avec un message secret, qui conduit à un bénéfice négatif, psychologique prévisible. Il s’agit plus concrètement d’un stratagème à but caché mené par une personne à l’égard d’une autre.

Pourquoi ces jeux ? Eh bien, toujours selon l’AT, pour justifier nos positions de vie et nos croyances scénariques (en relation avec nos scénarios de vie). Bien que nuisibles aux personnes et aux relations, ces jeux ont quelques avantages psychologiques et sociaux. En effet, ils consistent à mener un double jeu l’un de surface appelé social, l’autre de fond, appelé psychologique.

La nuisance des jeux peut être de plusieurs degrés : un premier degré appelé « accrochage » est peu nuisible et peut vite être dépassé ; les jeux de second degré peuvent être plus dangereux alors que ceux du troisièmes degré peuvent avoir des conséquences psychosociales profondes : conflits, licenciements, divorces, accidents, etc.

« Le mien est meilleur que le tien » est un jeu psychologique devenu célèbre depuis le best seller du docteur Berne et les travaux de ses disciples. Il consiste à justifier une position de vie où la personne se survalorise et dévalorise les autres, ce que les analystes transactionnels appellent : OK+/OK-

Principe du jeu :

Le jeu consiste à entrer en transaction avec une personne afin de justifier, souvent inconsciemment, que l’on est supérieur, en quelque sorte, à cette personne.

Ce jeu implique des transactions apparentes dites sociale :

  • Qu’est ce qu’on travaille bien ensemble !
  • Vous êtes le meilleur !
  • Continue, c’est bien ce que vous faites !

Et des transactions psychologiques cachées :

  • Je suis le mieux placé pour prendre la décision
  • Il est trop Bavard
  • Il est trop jeune (ou trop vieux) pour cette mission
  • Je suis le plus ancien, le plus compétent, le plus intelligent.

L’avantage de ce jeu est de permettre des échanges parfois intenses sans pour autant résoudre quoique ce soi, sans permettre d’évoluer vers un objectif partagé et sans costruire des relations basées sur l’authenticité et la confiance mutuelle.

Par Yasser Monkachi

« L’extrême orgueil et l’extrême dévalorisation de soi sont l’extrême méconnaissance de soi » Spinoza


L’homme et le papillon

novembre 16, 2008

Un jour, une ouverture apparut dans un cocon. Un homme s’assit et regarda le papillon naissant se battre pendant des heures pour crever son abri et forcer le petit trou à s’agrandir. Mais bientôt il sembla à l’homme que l’insecte ne progressait plus. Il était allé aussi loin qu’il avait pu, mais il ne bougeait plus.


Alors l’homme prit une paire de ciseaux et découpa délicatement le cocon pour aider le papillon à sortir. Celui-ci émergea facilement. Mais il avait un corps chétif et ses ailes froissées étaient atrophiées. “Pas grave, il va se développer ” se dit l’homme.

Et il continua à regarder le papillon en espérant qu’il déploie ses ailes pour voler. Mais cela n’arriva jamais. Le papillon passa le reste de sa vie à ramper sur son petit corps, incapable d’utiliser ses ailes rabougries.

Ce que l’homme, dans sa bonté précipitée, n’avait pas compris, c’est que le cocon trop serré est une ruse de la Nature pour forcer le papillon à le percer et à entraîner ses ailes… A cette condition seulement, il peut voler.


Agressivité ou Violence ?

novembre 16, 2008

Bon nombre d’entre nous continue à alimenter sa communication quotidienne par une confusion entre agressivité et violence. Dans la série « Alternatives », une clarification peut être utile surtout pour des mots à grande charge affective.


L’agressivité est un mot ambigu qui comporte une double signification :
C’est une propension à nuire ou à attaquer l’intégrité physique ou psychique de l’autre ou de soi-même : c’est l’agressivité négative.
Elle est aussi le signe de combativité, d’adaptation à un environnement et d’affirmation de soi : c’est l’agressivité positive.

Le potentiel d’agressivité chez une personne est fonction de la précocité de l’enracinement de cette pulsion chez lui et sa prise en charge éducative.
Le but recherché est de cultiver l’agressivité positive tout en apprenant à contrôler l’agressivité négative.
Ce concept a une grande valeur subjective, car il dépend des seuils de tolérance des personnes et des sociétés.

La violence est une réaction brutale et destructrice exercée par une personne sur une autre.
Elle est matérialisée par le passage à l’acte (violence verbale, physique ou psychique).
C’est un comportement explosif pendant lequel la pensée est court-circuitée par les sentiments négatifs.

Elle se manifeste lorsqu’une personne se sent menacée ou blessée dans son amour-propre.
L’autre est considéré comme tout mauvais, dépouillé de son humanité et source de tension permanente.

Quelques pistes pour contrôler un comportement violent :
- Diluer la violence en potentiel et plaisir de créer.
- Apprendre à rééduquer ses émotions.
- S’exercer à l’empathie.

Par Mohammed Chbani


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